En 2010, on sort de la crise !
« En 2010, on sort de la crise ! », une promesse qui ne peut être tenue...
On aimerait y croire, mais hélas, les analyses et projections sur les différentes dimensions de la crise actuelle nous conduisent à plus de vigilance quant à cette affirmation plusieurs fois exposée.
En effet, ce qui est annoncé est une reprise de la croissance économique et des échanges commerciaux, après le sauvetage du système bancaire. Autant de processus qui n’ont pas prouvé ces dernières décennies leur capacité à générer une amélioration du niveau de vie pour toutes et tous.
Pour sortir de la crise il faut changer de système.
La crise financière qui a éclaté à l’automne 2008, avec ses relents de crack boursier version 1929, est une crise systémique, c'est-à-dire qui interroge tout le système sur lequel le développement a reposé depuis la fin du XIXème siècle. Hérité de la Révolution industrielle, le modèle de développement actuel est essentiellement économique. Il met au second plan les aspects sociaux, environnementaux et culturels, en particulier le respect des droits humains et la gestion soutenable des écosystèmes. C’est un modèle d’ajustement au marché, qui a dérivé vers une spéculation boursière totalement non régulée. Celui-ci est à la recherche de profits spéculatifs toujours croissants, produisant les excès que nous avons connus.
Les conséquences de ce modèle de développement s’avèrent aujourd’hui désastreuses. Les émeutes dites de la faim, la crise énergétique, les premiers effets du réchauffement climatique, toutes ces alertes auraient dû conduire à une prise en compte plus forte et plus globale de leur signification avant même que la crise financière n’éclate : accroissement des inégalités, épuisement des ressources naturelles, développement des conflits… Nous sommes face à l’essoufflement de tout un système qui a produit ses propres limites, notamment celle de mettre en péril la planète et les espèces vivantes qui la peuplent.
Pour sortir de la crise, l’implication de tous, Etats et sociétés civiles s’impose.
Face à cette remise en question fondamentale de notre environnement et de nos modes de vie, la prise de conscience des citoyens et le courage politique s’imposent. Jusqu’à présent, les dirigeants réunis au sein du G20 ont semblé vouloir minimiser les impacts de la crise actuelle, et sauver un système qui pourtant ne profite qu’à une infime minorité d’heureux élus et élues. Et c’est bien normal, car ce G20 exclut de fait 171 autres pays de la planète, et surtout les pays les plus pauvres qui ne sont donc pas invités à réfléchir et proposer des solutions à la hauteur des enjeux actuels et dont ils sont les premières victimes.
Par ailleurs, aucun processus de consultation des sociétés civiles n’a été proposé jusqu’à présent, ni à l’échelon national, ni européen ou encore mondial. Alors les représentants de ces sociétés civiles, du Nord comme du Sud, s’invitent aux différents rendez-vous, onusiens ou du G20, pour tenter de faire entendre la voix des peuples, les alternatives possibles, et l’opportunité historique de changer la donne.
La solidarité internationale pour sortir de la crise et construire les nouvelles bases du développement.
Pour sortir durablement de la crise, c’est tout un système qu’il faut repenser, avec comme but l’éradication de la pauvreté, de la faim, des inégalités et des injustices. Cela passera par un questionnement profond pour une redistribution plus équitable des richesses, une préservation de la planète et notamment de ses ressources naturelles. Cela implique une volonté d’en finir avec la marchandisation sans limite et sans régulation. L’objectif recherché doit être non pas la recherche de croissance économique et de profit, mais l’accès pour chacun et chacune aux droits fondamentaux tels que le droit à se nourrir, à se loger, à s’éduquer, à travailler décemment, à se soigner.
Tel est le socle commun que nous portons avec la solidarité internationale et qui nous permet d’affirmer que la solidarité internationale est le véritable socle pour sortir durablement de la crise.
«Quand l’éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent ». (Proverbe africain)
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Belles paroles mais...
réforme mais pas révolution...
Tout dépend de ce que l'on en fait, çà vaut pour tout et notamment pour l'argent.
Engageons nous pour réformer le système
dans le sens du bien commun.




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