La Semaine de la solidarité internationale

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  A force d'aider les pauvres, on en fait des assistés !  

A force d'aider les pauvres, on en fait des assistés !

« A force de trop aider les pauvres, on en fait des assistés... ».

Aider oui mais pas n’importe comment !
Vous avez raison ! Il y a effectivement un risque d’effet pervers dans l’aide qu’on apporte aux plus défavorisés. Apporter son aide à autrui créé forcément une relation particulière. « La main de celui qui donne est au-dessus de celle de celui qui reçoit », dit un proverbe africain. L’aide peut effectivement créer de la dépendance si elle consiste à mettre les populations « sous perfusion ». Le don peut aussi induire un sentiment de dette que le donateur entretient plus ou moins consciemment. Le lieu commun qui consiste à penser qu’« ici on a tout alors que là-bas ils n’ont rien » est dangereux. Il se fonde en partie sur un modèle de société matérialiste. Il encourage une vision fausse de bénéficiaires passifs pour qui tout est bon à prendre, au mépris de leur culture, des usages locaux, ou encore des politiques publiques existantes. Au Sud aussi, des initiatives sont prises à l’échelon local, régional ou national et des gens se battent pour faire vivre des projets ou faire respecter leurs droits !

Plutôt qu’aider, être solidaire parce que les inégalités sont humainement inacceptables.
Nous ne pouvons laisser les populations défavorisées dans leur misère. Il est intellectuellement très arrangeant de penser que ces populations sont responsables de cette pauvreté qui les accable. Cela justifie et excuse notre propre inertie. La réalité est pourtant beaucoup plus complexe. L’éducation et la santé gratuites pour tous sont une évidence pour nous. Fondamentaux pour l’égalité des chances et la cohésion nationale, ces services publics coûtent toutefois chers à mettre en place et à garantir. Dans nombre de pays du Sud, les services publics sont délabrés, en particulier mis à mal par les politiques de restrictions budgétaires imposées par les institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale) et/ou par les choix des dirigeants. C’est en aidant les pays du Sud que l’on contribue à construire un monde plus juste et égalitaire, et que l’on combat ainsi l’ignorance, l’obscurantisme et la violence. Encore faut-il que l’aide soit pertinente (un don massif de réfrigérateurs à vaccins à tous les postes de santé d’un pays subsaharien peut s’avérer un énorme gâchis…) et que les règles de commerce international ne viennent pas anéantir les efforts fournis (pourquoi donc les marchés de Dakar sont-ils envahis d’oignons hollandais subventionnés et donc moins chers, ce qui prive les agriculteurs locaux de débouchés ?)

Pour être solidaire, nous devons construire des partenariats d’égal à égal.
Pour éviter l’écueil de l’assistanat, les ONG françaises et les collectivités locales ont majoritairement compris aujourd’hui que la notion de partenariat est capitale. Un véritable partenariat fonde le projet sur les besoins locaux et non sur l’envie d’agir. Il porte en lui le souci permanent de durabilité et d’autonomie. Il amène enfin et surtout à construire ensemble quelque chose de différent, grâce par exemple à des échanges entre pairs (artisans, élus, syndicats… du Nord et du Sud).
 

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Marre des idées reçues ?
En 2010, on sort de la crise !
A force d'aider les pauvres, on en fait des assistés !
Il y en a bien certains qui s’en sont sortis...
C'est à l'état de s'en occuper !
J’ai ni le temps ni les moyens d’être solidaire !
Près de chez moi