Les droits humains : de quoi parle-t-on ?
Lorsque l'on parle de de droits humains, de quoi parle-t-on ? Droits civils et politiques, droits économiques et sociaux...
Les droits humains comprennent les droits civils et politiques (la liberté d’expression, droit à la vie, droit de résistance à l’oppression, droit de vote…), les droits économiques et sociaux (droit au travail, droit au logement, droit à l’éducation, droit à l’alimentation…) puis une nouvelle génération des droits dits « droits de solidarité » (droit au développement, droit de l’environnement, droit à la paix…). Ces droits ont été reconnus de manière formelle dans plusieurs textes juridiques (conventions, déclarations, pactes) dont l'incontournable Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l'ONU en 1948.
Les droits de l’homme sont des garanties juridiques universelles qui protègent les personnes et les groupes contre les actions et les omissions contraires aux libertés fondamentales, aux droits et à
la dignité humaine. La législation des droits de l’homme oblige les gouvernements (principalement) et autres débiteurs d’obligations à faire certaines choses et les empêche d’en faire d’autres.
Leurs principales caractéristiques sont les suivantes :
- ils sont universels – ces droits sont acquis à la naissance pour tous les êtres humains
- ils sont axés sur la dignité intrinsèque et la valeur identique de tous les êtres humains
- ils sont égaux, indivisibles et interdépendants
- il est impossible d’y renoncer ou de les retirer
- ils imposent des obligations en termes d’action ou d’omission, en particulier aux États et aux acteurs publics
- ils sont garantis au niveau international
- ils sont protégés au sens juridique
- ils protègent les personnes et, dans une certaine mesure, les groupes
Les normes de droits de l’homme ont été de mieux en mieux définies au cours des dernières années. Codifi ées au sein de systèmes juridiques internationaux, régionaux et nationaux, elles constituent un
ensemble de normes de fonctionnement par rapport auxquelles les débiteurs d’obligations à tous les niveaux de la société – mais en particulier les instances de l’État – peuvent avoir à rendre des comptes.
Les engagements conclus en vertu des traités internationaux des droits de l’homme (voir annexe I) sont surveillés par des comités d’experts indépendants appelés « organes de suivi des traités » qui peuvent également aider à préciser la signification de certains droits de l’homme.
Leur signifi cation est également approfondie par des organismes spécialisés et des experts nommés par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (instance installée à Genève composée de 53 États Membres des Nations Unies), selon des modalités connues sous le nom de « procédures spéciales », et évidemment par le biais des cours et des tribunaux régionaux et nationaux. Il existe par ailleurs d’autres systèmes de législation des droits de l’homme. Par exemple, les conventions et
les normes de l’Organisation internationale du Travail protègent en particulier les droits du travail, tandis que le droit international humanitaire s’applique aux conflits armés et présente de nombreux éléments communs avec la législation des droits de l’homme.
Parmi les droits garantis à tous les êtres humains en vertu des traités internationaux, sans aucune discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation, figurent :
- le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne
- la liberté d’association, d’expression, de réunion et de déplacement
- le droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint
- le droit à ne pas faire l’objet d’arrestation ou de détention arbitraire
- le droit à un procès équitable
- le droit à des conditions de travail justes et favorables
- le droit à des conditions adéquates de nourriture, de logement et de sécurité sociale
- le droit à l’éducation
- le droit à une protection égale de la loi
- le droit à ne pas faire l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance
- le droit à ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
- le droit à ne pas être soumis à l’esclavage
- le droit à une nationalité
- la liberté de pensée, de conscience et de religion
- le droit de voter et de participer à la conduite des affaires
publiques - le droit de participer à la vie culturelle
Source : "Questions fréquentes au sujet d'une approche de la coopération pour le développement fondée sur les droits de l'Homme", dossier du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme, 2006
Pour en savoir + :
Définition sur le site de Ritimo.
Les sites des organisations internationales de défense et de protection des Droits Humains : Amnesty international, www.amnesty.fr, la Ligue des Droits de l’Homme, www.ldh-france.org.et Human Rights Watch, www.hrw.org.


